Les Fées de Brian Froud et Alan Lee (20/20)

19 novembre, 2009 par faeries

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Le monde des Fées décrypté, raconté et dessiné par Brian Froud et Alan Lee.

C'est bien beau de lire les nouveaux livres sur le sujet, mais il faut commencer par les classiques quand même! Rire Et comme j'ai commencé il y a peu mon voyage en Féerie, il fallait bien débuter par “the big book”.

Ce livre est carrément exceptionnel et nous entraîne dans un univers magique et envoûtant.

Après une introduction générale sur la Féerie, le premier chapitre s'intéresse au royaume de Féerie c'est-à-dire aux différents lieux où l'on peut retrouver les habitants du Petit Peuple. Entre explications, mythes, anecdotes et histoires de grand-mère, cette première partie nous plonge directement au coeur du sujet et les illustrations sont déjà au rendez-vous.

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Beaucoup d'explications sont classiques et je les connaissais déjà (comme la passion du Petit Peuple pour la musique, le cercle des fées, les mauvais tours…), mais l'agencement du texte fait qu'on a l'impression de ne jamais les avoir lues.

J'ai grandement apprécié les textes sur les grands noms de la Féerie tels les elfes

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Oisin, les Tuatha de Danann ou encore les Daoine Sidhe et les Ondines

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Ces grandes histoires sont bien développées sans non plus en faire trop et on saisit ainsi les grandes lignes de ces légendes.

Froud et Lee parlent également beaucoup de la relation Petit Peuple/humains ce qui est un point très important.

La deuxième partie s'intéresse aux habitants de Féerie. Les léprechauns sont mis à l'honneur sur plusieurs pages et c'est vrai qu'ils sont assez intéressants.

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Froud et Lee ont considéré que les gnomes ne faisaient pas partie de la population féerique et j'ai trouvé ça un peu dommage, car ce sont quand même des créatures charmantes. Les parties respectivement sur les créatures aquatiques et les farfadets sont largement au-dessous des autres et ne présentent pas vraiment d'intérêt.

Vient ensuite la flore de Féerie en troisième partie et on découvre les fleurs et arbustes liés au monde féerique. C'est une partie bien sympathique avec notamment le petit passage sur les champignons tout mimi.

La quatrième et dernière partie met en relief les histoires dans lesquelles un mortel rencontra un esprit. Les poèmes Thomas le Rimeur et Tam Lin sont présentés dans leur intégralité. Le deuxième est particulièrement charmant.

Lorsque l'on ferme le livre on a envie que d'une seule chose: le reprendre depuis le début et faire à nouveau le voyage. Un chef-d'oeuvre!

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Little Folk of Faery

19 novembre, 2009 par faeries

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J'ai testé hier après-midi ce petit jeu dont on a beaucoup parlé (sur le Peuple Féerique notamment).

Le jeu s'ouvre sur un didacticiel très facile et qui explique parfaitement le jeu. C'est une petite fée répondant au nom de Fae qui nous présente ce petit monde caché dans une vieille boutique. En délaissant son commerce, la grand-mère de l'héroïne (vous) a également délaissé les habitants féeriques qui y avaient élu domicile. Cachés dans un arbre au milieu de la boutique, ils demandent votre aide pour redonner vie à leur pays. Kidnappant votre chien Ginger, vous n'avez pas d'autres choix que de les aider…

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La première chose qui frappe c'est le visuel du jeu qui est carrément magnifique. On a l'impression d'être plongé dans un livres d'illustrations (grâce à Mickaël Ivorra). Le petit monde n'est pas trop grand donc on ne se perd pas, mais il est quand même rempli de minutieux détails.

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Le joueur aura beaucoup de tâches à accomplir et ça c'est le très bon point du jeu. Entre la cueillette, l'apprentissage, le nettoyage et ramassage d'objets, l'aide à apporter à d'autres membres du Petit Peuple… vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer!

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Malheureusement, le jeu a des points négatifs plutôt importants selon moi. D'abord, il vous faudra posséder une carte graphique très puissante et si ce n'est pas le cas, votre jeu sera grandement ralenti. Ensuite, lorsque les habitants réalisent une tâche, le pourcentage effectué s'affiche au-dessus d'eux et doit bien sûr arriver à 100% pour que la tâche soit accomplie. Du coup, comme c'est calculé en temps réel, vous devez attendre avant que la tâche ne soit finie pour faire autre chose. Si le personnage choisi n'a pas de bonnes compétences dans le domaine (ce qui est forcément le cas au début du jeu), cela prend encore plus de temps. Vous restez donc devant votre jeu sans pouvoir rien faire.

Little Folk of Faery est un jeu visuellement magnifique avec des actions à effectuer intelligentes et rigolotes, mais l'ensemble est cependant trop lent. J'attends avec impatience que cette boîte de jeux vidéo (Kylotonn) sorte un véritable jeu PC d'aventures avec ces petits personnages (à la Paradise ou Sibéria).

Monstres contre Aliens (1/5)

18 novembre, 2009 par faeries

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Le jour de son mariage, la jeune Susan Murphy reçoit sur la tête… une météorite qui la transforme en un monstre de plus de 20 mètres. L'armée entre promptement en action, neutralise la géante et l'incarcère dans une prison top secrète. Rebaptisée Génormica, Susan fait connaissance avec ses compagnons d'infortune : le brillant Dr Cafard, à tête d'insecte, l'hybride macho de singe et de poisson appelé Maillon Manquant, l'indestructible et gélatineux BOB et le gigantesque Insectosaure. L'heure de la délivrance ne tarde pas à sonner pour tous ces Monstres, car voici qu'un mystérieux et maléfique robot, échu d'une lointaine galaxie, se pose sur notre planète et se met à y causer de sérieux dégâts. Le Président, cédant aux pressions du général Putsch, décide alors d'enrôler les Monstres pour contrer les envahisseurs et sauver le monde civilisé d'une destruction imminente…

J'avoue que Dreamworks n'a vraiment fait aucun effort pour ce film.

Les 45 premières minutes sont plutôt agréables et le dynamisme est présent. La suite est franchement mauvaise avec une succession de gags peu intelligents et une histoire brouillonne. La plupart des évènements sont tirés par les cheveux et l'ensemble manque cruellement de profondeur. Certes les monstres sont drôles et plein de légèreté, mais à part cela rien de bien intéressant.

Susan n'a pas l'étoffe d'une héroïne et le doublage réalisé par Reese Whiterspoon n'arrange pas les choses.  Insectosaure a une personnalité inexistante et ne tient aucun rôle si ce n'est, quand les scénaristes en ont besoin, de sauver ses potes monstres.

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Je dois quand même avouer que BOB m'a fait éclater de rire. Le personnage est incroyablement drôle et tous ses gags, sans exception, sont bons.

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Enfin, le vilain du film n'a strictement aucune intensité et fait plus pitié qu'autre chose.

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L'intrigue manque de cohérence aussi bien que de profondeur et de rythme. On s'ennuie ferme et on ne voit pas vraiment l'intérêt et la finalité du film.

L'animation laisse grandement à désirer et contrairement à ce que dit l'équipe du film dans les bonus DVD, elle n'a rien d'exceptionnelle. La 3D est parfois beaucoup trop visible, les couleurs trop criardes et le tout fait trop “faux”. Seuls les cheveux blancs de Susan-Génormica ont une animation parfaite. Les décors semblent nus et les extérieurs dépourvus de toute vie.

CONCLUSION

Monstres contre Aliens est un très mauvais film des studios Dreamworks. Heureusement qu'ils ne se trompent pas souvent sur les dessins animés qu'ils réalisent…

Bonus du DVD

Tout d'abord, le commentaire audio du film ne nous apprend rien sur la mise en place du dessin animé en lui-même. La productrice et les deux réalisateurs ne font que décrire ce qu'ils voient et ajoutent quelques anecdotes sur certaines scènes. L'ensemble n'est donc vraiment pas palpitant et il manque une analyse du scénario pour comprendre comment ils ont développé cette histoire.

Vient ensuite un documentaire sur la technologie du film. C'est plutôt complexe et pas toujours compréhensible. Les différents participants du film ne font qu'encenser leur création et on n'apprend pas grand-chose sur les effets visuels. La fin du documentaire est carrément une pub pour Windows et Intel ce qui n'a franchement aucun intérêt.

Le dernier documentaire s'intitule “Réaliser un film de monstres”. Il y a ici un passage intéressant sur le choix des acteurs et le travail de doublage. Mais le reste est brouillon et intègre des explications qui auraient dû figurer dans le doc précédent. Je m'attendais à ce qu'ils analysent de quelle manière scénaristique on fait un film de monstres (surtout qu'ils parlent des films de monstres des années 50).

Bref vous l'aurez compris: les bonus DVD sont aussi mauvais que le film lui-même.

L’Imaginarium du Docteur Parnassus

17 novembre, 2009 par faeries

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Avec sa troupe de théâtre ambulant, ” l'Imaginarium “, le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le Diable et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété du Diable. Maintenant, il est l'heure de payer le prix… Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes…

Il m'est strictement impossible de noter ce film tant il est décalé et pas du tout classable. Plus qu'un film, L'Imaginarium du Docteur Parnassus est un livre de conte ouvert; un film à clef comme on dit symbolique et poétique qui ne peut pas être classé dans un genre de film précis.

L'histoire

L'intrigue est plutôt complexe à comprendre et il est parfois difficile de suivre. En fait, il n'y a pas vraiment de scénario avec une succession d'évènements cohérents entre eux. Le film est avant tout rempli de métaphores, de symboles et de poésie. L'ensemble de l'histoire est inspirée (très clairement) d'Alice au pays des Merveilles.

Terry Gilliam mélange deux styles: actuel et moderne, ce sont les gens extérieurs qui vivent dans la même époque que la nôtre et agissent de la même façon que nous. Bohème, décalé et merveilleux, c'est la troupe du Docteur Parnassus qui semble ne pas du tout vivre à la même époque que nous (à en juger par leurs vêtements et leur métier). Ces personnages n'ont pas l'air d'interagir avec les autres hommes et femmes comme s'ils vivaient dans un monde parallèle. Et ce monde parallèle, c'est leur propre imagination. Le film est une ode à l'imagination et au merveilleux; à la nécessité de s'inventer un monde à soi, qui ne ressemble à aucun autre et qui ne peut être détruit. On ne sait d'ailleurs pas vraiment si le Docteur Parnassus possède de réels pouvoirs ou s'il est capable tout simplement de faire fonctionner son imagination à l'extrême.

Certains passages du film sont complètement féeriques et présentes des idées originales et complètement hallucinantes. Un monde magique et merveilleux s'offre à nos yeux éblouis!

Cependant, le film comprend de nombreux points négatifs. Le premier c'est sa trop longue durée qui nous fait parfois tomber dans l'ennui. Le second c'est malheureusement les acteurs qui ne jouent pas correctement et qui ne sont pas tellement convaincants. La prestation de Christopher Plummer m'a un peu déçue et on sent l'acteur vraiment fatigué. Heath Ledger est juste correct: il semble complètement ailleurs et pas vraiment convaincu par son personnage. Jude Law ne sert absolument à rien, Colin Farrell est vraiment bon dans son interprétation du Tony obsédé par la gloire

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et enfin Johnny Depp est le rayon de soleil du film. D'ailleurs je pense que c'est lui qui aurait dû avoir le rôle de Tony, car le délire du film correspond parfaitement à son type de jeu.

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Quant à Lily Cole (Vanessa), elle n'est absolument pas crédible et manque encore d'expérience.

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Le troisième point négatif ce sont les dialogues qui sont très peu percutants et manquent parfois de justesse.  Le quatrième point ce sont certaines relations qui sont trop survolées: Parnassus/Valentina et Valentina/Tony (leur histoire d'amour n'est pas assez développée et du coup tout va trop vite pour que cela soit logique). Le cinquième et dernier point négatif est le plus important: le manque total d'émotions dans le film. A aucun moment on est ému par le Docteur Parnassus, on ne rit pas non plus, on n'a pas non plus peur du Diable (malgré la belle performance de l'acteur). Du coup, malgré l'univers merveilleux et les jolies réflexions, on attend jusqu'à la fin un moment d'émotion pure et un rebondissement dans l'action Ils n'arrivent jamais malheureusement.

Le visuel

L'Imaginarium du Docteur Parnassus est un film visuellement incroyable empreint de poésie, de féerie et d'hallucinations génialissimes. Les vêtements des personnages principaux mélangent les styles bohèmes, gitans, mais aussi habits du 19ème. Les décors sont très particuliers, car bien que l'on soit dans la ville de Londres actuelle, Terry Gilliam a filmé certains endroits comme si l'on était retourné dans le passé. La roulotte de la troupe, tout droit sortie d'un autre temps et d'un autre monde, vaut à elle seule le coup d'oeil.

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Sa scène dépliable est également ravissante et nous entraîne déjà dans un autre monde.

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L'intérieur de la roulotte est également un régal à cause des nombreux objets hétéroclites étalés un peu partout: objets d'un autre siècle, vieilles cartes, tissus colorés et autres babioles.

Les passages féeriques qui apparaissent lorsque quelqu'un traverse le miroir placé sur scène (personnification de l'entrée vers l'imagination de Parnassus) sont clairement inspirés de l'univers de Tim Burton: le clin d'oeil est agréable.

CONCLUSION

L'Imaginarium du Docteur Parnassus est un film particulier qui nous entraîne dans un univers merveilleux qui plaira à tous les amateurs de féerie. L'ensemble manque cependant de cohérence et les personnages de profondeur. Selon moi, il est sans aucun doute le premier film féerique (au premier sens du terme) du cinéma.

2012 (3,6/5)

13 novembre, 2009 par faeries

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Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012 et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps… Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés…

Avant de commencer ma critique, je tiens à signaler que j'ai été choquée par mes “compatriotes français” qui étaient dans la salle de cinéma. En effet, la plupart des gens étaient là uniquement pour se moquer du film notamment mes voisins de derrière qui n'ont fait que ricaner pendant toute la séance. 2012 est avant tout un pur divertissement fun et il ne faut pas s'attendre à un film réfléchi. Parfois vous savez (je m'adresse à ces gens-là hein…), le cinéma c'est aussi fait pour s'amuser! La parenthèse est donc fermée.

Plus qu'un film sur la prophétie des Mayas concernant le 21 décembre 2012, le film est surtout une mise en garde (très poussée) du réchauffement climatique et de ses conséquences. Le but étant surtout de nous divertir, il n'y a pas de message particulier quant à la protection de la planète, mais on comprend bien que le cataclysme qui survient est complètement lié. On peut noter cependant des petites critiques du gouvernement américain qui décide de n'emporter que les gens riches ou célèbres pour repeupler l'humanité ensuite. C'est ainsi que l'on voit les peuples de différents pays s'éteindre sans aucune aide apportée (Italie, Inde…). Je pense que si cela arrivait vraiment un jour, c'est exactement ce que ferait les gouvernements mondiaux.

L'histoire en elle-même est très basique et typique d'un film catastrophe: un homme doit sauver sa famille et pendant ce temps un éminent scientifique tente de convaincre le gouvernement de sauver la plus grande partie de la population. Certes on assiste à une panoplie de scènes et dialogues clichés, mais l'ensemble reste cependant cohérent et peu risible. Certains personnages sont convaincants: la petite fille (Morgan Lily), le secrétaire à l'environnement (Oliver Patt particulièrement bon) et le scientifique (Chiwetel Ejiofor) et d'autres beaucoup moins comme le héros (et oui Cusack est un peu effacé) et la fille du président (Thandie Newtow joue comme un pied). Le président des Etats-Unis (Danny Glover) bien que prenant une décision finale qui nous faire sourire tellement l'image est patriotique, tient cependant correctement son rôle. L'action a beaucoup de mal à démarrer et le début du film est assez mou. D'ailleurs le film en lui-même est beaucoup trop long et une heure aurait pu être largement enlevée.

A partir du premier tremblement de terre, on sait qu'on va s'en prendre pleins les yeux tout le reste du film. Certes on ne stresse pas à mort, mais certains passages sont quand même tendus et on espère que les personnages principaux réussiront à rejoindre les vaisseaux. Le film est à ce point de vue visuellement époustouflant. Entre les tremblements de terre, la neige, les tsunamis, l'éruption du volcan de Yellowstone, l'Everest, vous allez être servis en sensations fortes! Certaines séquences méritent d'être signalées. La première est la disparition de la Californie sous les eaux (vers le début du film):

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La seconde est la fuite en avion des personnages principaux qui quittent de toute urgence la Californie:

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Après cette image suit l'écroulement des deux immeubles que vous voyez au fond et je peux vous dire que là, vous êtes bien tendus!

Et enfin l'arrivée de la première vague du tsunami géant (vers la fin du film) sur le temple des moines:

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Carrément ahurissant à voir! Certaines séquences catastrophe nous rappellent les sensations éprouvées dans un grand huit à cause du point de vue visuel choisi.

Certes tout est en 3D, mais cela fonctionne parfaitement et je trouve les effets visuels d'un réalisme surprenant.

Est-ce que cela peut nous arriver? Bien sûr! On s'attend à ce genre de choses dans les années à venir. Est-ce que cela se passera le 21 décembre 2012? Moi en tout cas je n'y crois pas, mais je pense que certains pays devront affronter ce genre de catastrophes dues au réchauffement climatique.

CONCLUSION

2012 est un film vraiment divertissant bien que trop long et trop cliché. Même s'il ne nous fait pas réfléchir sur la destruction actuelle de la planète, il prouve cependant que la nature sera toujours plus forte que les humains et qu'il serait grand temps que l'on s'en aperçoive.

La bible des Gnomes et Farfadets de Brian Froud et Terry Jones

9 novembre, 2009 par faeries

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Avant la découverte de ce carnet du célèbre portraitiste gobelin Däshe, nous ne savions pas grand-chose des gnomes et des farfadets. Grâce au travail de restauration mené par Brian Froud, le designer de Dark Cristal, et Terry Jones, de la troupe des Monty Python, nous sommes enfin en mesure de tout savoir sur les habitants du Labyrinthe. Vous ferez ainsi la connaissance de Klünkit, le gobelin à armure postérieure qui se lance dans la bataille à reculons, de Gibbergeist, le sonneur de clairon-tripe, ou d'Agnes qui revend, après les avoir nettoyées, les vieilles idées politiques. Ainsi la Bible des Gnomes et des Farfadets est un bestiaire merveilleux qui recense page après page les moeurs et les coutumes des habitants étranges d'un monde imaginaire. Indispensable à tout ethnologue en herbe !

Je suis dans l'impossibilité de noter ce livre pour la simple et bonne raison que je ne l'ai pas terminé. Pourquoi? Parce que cela ne m'a pas plu.

Passée l'introduction de trois pages qui est pleine d'humour et d'originalité, je me suis vite lassée de la liste des gnomes et farfadets peuplant le Labyrinthe. J'ai trouvé l'ensemble très brouillon et vraiment complexe. Il manque une carte du pays pour pouvoir tout comprendre, car le nombre de lieux cités est trop important.

Je n'ai pas accroché aux dessins non plus ce qui fait que ma lecture a été très, très laborieuse. La présentation du livre n'est également pas des plus judicieuse avec les planches qui suivent les descriptions et qui ne se font pas face.

Tant pis: tous les livres ne peuvent pas plaire à tout le monde.

Merlin (4/5)

8 novembre, 2009 par faeries

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Origine: Angleterre 

Genre: fantastique

Episodes: saison 1, 13 épisodes (45mn), saison 2 diffusée actuellement en Grande-Bretagne

Lieux de tournage: château de Pierrefonds dans l'Oise et Pays de Galles

Résumé: Après avoir quitté son village natal, Merlin rejoint la cité de Camelot gouvernée par le roi Uther Pendragon. Envoyé par sa mère chez Gaius, le médecin officiel du roi, il va découvrir et développer ses pouvoirs magiques. Il fera la rencontre du roi Arthur, fils du roi et deviendra peu à peu son ami et allié. Ils seront promis à un incroyable destin: celui de ramener la magie dans le royaume…

Avis

Cette nouvelle série familiale de la BBC nous plonge dans un monde magique de légende. Nous suivons les aventures des personnages de la légende arthurienne (Merlin, Arthur, Morgane, Guenièvre, Uther, Mordred et Lancelot) quand ils étaient jeunes et pas encore connus. Même si la légende n'est pas vraiment respectée (Merlin et Arthur ont le même âge, Guenièvre est la femme de chambre de Morgane), l'ensemble passe très bien et est vraiment agréable à regarder.

Les personnages

Merlin est un personnage plutôt attachant dans sa maladresse et sa volonté de toujours bien faire. Le fait qu'il soit obligé de cacher ses pouvoirs donne tout de suite une dimension plus importante à l'histoire. L'acteur (Colin Morgan) qui l'interprète est quelconque ce qui permet une identification plus facile. Il est cependant peut-être un peu trop frêle et niais pour interpréter à la perfection Merlin.

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Arthur est un personnage absolument insupportable au début, mais qui a une évolution notoire tout le long de la première saison. Son introduction dans l'épisode 1 reste la meilleure présentation de personnages de la série. L'acteur (Bradley James) qui l'interprète est parfait pour le rôle et son physique avenant plaira certainement aux jeunes filles.

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Uther Pendragon est un roi juste, mais aveuglé par sa peur de la magie (qu'elle soit blanche ou noire). L'acteur qui l'interprète (Anthony Head) est parfaitement adapté au rôle. Anthony maîtrise l'art et la manière de dire ses dialogues d'une façon tout à fait royale et il travaille vraiment ses attitudes de roi.

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Morgane est une princesse pleine de grâce et de classe. L'actrice (Katie McGrath) en est pour beaucoup grâce notamment à un accent en anglais très prononcé et bourgeois. Morgane découvre peu à peu ses pouvoirs à travers des cauchemars récurrents. Elle entretient une relation plutôt conflictuelle avec Arthur qu'elle trouve peu digne d'un prince et les décisions d'Uther ont tendance à souvent la gêner.

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Gwen est la femme de chambre de Morgane, mais aussi une amie et confidente. Elle n'est pas très présente, mais elle fait des apparitions régulières et dans les deux derniers épisodes, on ressent déjà le lien affectif qui l'unira plus tard à Arthur. C'est une jeune femme plutôt timide et douce qui s'inquiète vraiment pour sa maîtresse.

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Gaius est le médecin et physicien de la cour. Sa relation avec la magie n'est pas complètement claire: on se demande parfois si lui-même n'était pas magicien avant qu'Uther ne bannisse la magie du royaume. C'est le mentor de Merlin et le médecin officiel de Morgane. Richard Wilson est assez excellent dans le rôle du vieux physicien assez malin et quand même robuste.

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Les épisodes

D'abord, il faut dire que le générique de début est plutôt bien fait et nous plonge directement dans la légende arthurienne (avec notamment Excalibur sous l'eau).

Chaque épisode présente une intrigue intéressante et captivante. Il y a toujours deux intrigues: un problème quelconque (le plus souvent lié à la magie) et les histoires entre les personnages (Arthur et Merlin, Morgane et Arthur, Gaius et Merlin). Les deux intrigues sont toujours correctement liées même si parfois la partie “relations personnages” est un peu trop laissée de côté.

Dans l'épisode 7, une note féerique est introduite avec les Sidhe. Dommage que cet aspect ne soit pas assez exploité dans la série.

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L'épisode 9 voit arriver la célèbre épée Excalibur. Malheureusement, sa mise en avant est peu judicieuse et manque d'envergure étant donné sa signification. D'ailleurs le fait qu'elle disparaisse à la fin de l'épisode prouve que ce n'était pas le bon moment pour la mettre en place. Je ne sais pas comment ils vont faire pour la réintroduire dans la deuxième saison…

Les meilleurs dialogues sont entre Arthur et Uther et c'est d'ailleurs l'une des relations qui est la mieux travaillée. Bradley James laisse exploser tout son potentiel lors des scènes avec Anthony.

La musique est particulièrement harmonieuse et souvent inspirée de celle d'Howard Shore pour la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Au niveau visuel, la réalisation est claire et fluide sans pourtant être exceptionnelle, on remarque vite le manque de moyens. D'ailleurs, les décors d'intérieur sont vraiment trop nus notamment les chambres qui ne reflètent pas vraiment les chambres royales de l'époque. La salle du trône laisse également beaucoup à désirer.  Les extérieurs sont par contre beaucoup plus sympathique notamment la forêt, le village très médiéval et le château de Pierrefonds ravissant.

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Les costumes sont ravissants, mais malheureusement peu variés. La garde-robe de Morgane reste la plus intéressante (bon je suis une fille hein…). Quant à la garde-robe de Merlin, on ne peut pas dire qu'elle soit étoffée: un seul costume pour les 13 épisodes, c'est un peu light quand même.

A cause certainement d'un budget peu élevé, les effets spéciaux sont vraiment cheap.

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Le Dragon est également pas spécialement bien animé, mais passés les premiers épisodes, on rentre assez dans l'histoire pour oublier tous ces défauts visuels.

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A saluer cependant certains maquillages vraiment réussis dans quelques uns des épisodes.

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Episodes ++: 2-4-7-11-12

Les bonus DVD

Je vous parle ici du DVD UK, car il n'y a pas de bonus dans la version française.

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Signalons d'abord l'intérieur du coffret qui est vraiment beau et dont l'ensemble est inspiré du grimoire magique que Gaius offre à Merlin dès les premiers épisodes.

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Merlin: behind the magic (partie 1: 30mn)

Un bon petit doc sur les coulisses du tournage avec de longs moments sur les plateaux et des interviews du staff. Révèle vraiment le but de la série et la façon dont les créateurs ont utilisé la légende arthurienne pour la rendre originale. Chaque personnage est également analysé par le producteur et les acteurs eux-mêmes.

Merlin: behind the magic (partie 2: 30mn)

Doc beaucoup moins instructif que le précédent. Beaucoup d'analyses de personnages (Morgane et Uther surtout) peu intéressantes.

CONCLUSION

Cette première saison est tout à fait valable et a le mérite de pouvoir être regardé en famille. Entre l'humour, la magie et les émotions, vous ne serez pas déçu à moins que vous ne recherchiez une série un peu plus dark…

Les Fey tome 1: Invasion Kristine Kathryn Rush (18/20)

8 novembre, 2009 par faeries

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Les Fey sont un peuple de conquérants cruels et puissants. Cherchant à défier l'autorité de leur roi, le Prince Rugar, accompagné de son intrépide fille, Gemme, s'en va mettre à sa botte la pacifique Ile Bleue, dernière étape indispensable avant d'aborder le continent de Leut, l'unique partie du monde leur échappant encore. Rien de plus facile ! Qui pourrait les en empêcher de toute façon ? Certainement pas les autochtones ! Mais cela sans savoir que les habitants, pourtant peu préparés aux joutes guerrières ont décidé de se défendre coûte que coûte, unis derrière leur Prince Nicolas… Est-ce que cette invasion déjà acquise dans les esprits sera aussi aisée à mener dans les batailles ?

Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé un aussi bon moment en lisant un roman. Loin, très loin, des clichés habituels de la fantasy, Kristine Rush nous plonge dans un univers pas si éloigné du nôtre, mais où la magie règne. Les Fey, physiquement proches des elfes, n'ont rien en commun avec eux à part peut-être leurs longues oreilles. C'est un peuple violent et sanguinaire qui ne pense qu'à dominer le monde et tous ses habitants. Ce n'est ni un monde fantastico-médiéval qui nous est présenté ici, mais plutôt un univers parallèle au nôtre difficilement classable dans le temps comme dans l'espace.

On ne sait pas vraiment qui est le personnage principal entre le prince Nicolas et Gemme, la fille du prince Rugar, petite-fille du Roi Noir, chef des Fey. Malgré tout le dégoût qu'inspire ce peuple, on ne peut s'empêcher d'être intrigué par leurs enchantements, leurs techniques de combat et par Gemme justement, personnage qui semble faire preuve de douceur.

Le roman est dynamique et il est très difficile de le lâcher. Le style d'écriture est parfait avec des descriptions détaillées sans être ennuyeuses et une maîtrise du suspens assez jouissive. Les dialogues sont particulièrement percutants et chaque personnage important possède sa propre manière de parler. Une ambiance “dark”, glauque et poisseuse est mise en place tout long du roman jusqu'à la partie finale.

Le problème du livre vient justement de cette partie finale qui n'est pas la hauteur du reste du livre. On se demande comment l'auteur va rebondir dans le prochain tome… Pour être vraiment précise, les 116 dernières pages sont molles et ne font ni une belle conclusion ni une bonne introduction pour le prochain tome. La relation entre Nicolas et Gemme n'est pas du tout exploitée et l'intrigue a du mal à rebondir sur les précédentes actions des personnages.

Suite à lire…

Un conte pour la Lune

5 novembre, 2009 par faeries

Et L’hiver vint recouvrir les arbres de neige.

L’eau du lac était glacée

Et les pierres étaient gelées.

Glycide la fée se cachait,

Dans une grotte aménagée.

 

Elle s’ennuyait, Glycide, allongée dans un duvet de cygne.

Seule une marmotte lui tenait compagnie

Elle qui en été volait avec ses amies,

Aujourd’hui son moral était bien gris.

 

Elle était la conteuse de son clan.

Divertir les autres était son métier

Comme d’autres tissaient, chantaient ou cueillaient

Elle racontait et inventait.

 

Glycide était une fée lumineuse à la peau lisse et blanche,

Aux cheveux aussi blonds que le Soleil

Et aux ailes diaphanes et brillantes

Qu’elle lavait sous la rosée.

 

Depuis que l’hiver était venu, on lui avait interdit de sortir.

Parce qu’elle se promenait nue, elle aurait pu mourir.

Alors, elle restait dans sa grotte

Et poussait de longs soupirs.

 

Un jour que la nuit était claire et qu’il n’avait pas neigé

Certains animaux sortirent leur museau et humèrent l’air.

La marmotte dormait profondément

Mais Glycide elle avait bien vu.

 

Elle risqua un pied dehors et le froid mordit sa peau,

Mais comme elle était habile, elle se fit des petits chaussons

Avec du poil de lapin caché sous son oreiller,

Et quand elle fut bien chaussée, elle sortit dans la nuit noire.

 

Glycide prit place entre les bois d’un cerf :

Au son des sabots et au gré du vent, elle se balada.

Elle vit une forêt paisible et silencieuse

Comme si le temps s’était arrêté.

 

Soudain, un nuage qui cachait le ciel

S’enfuit pour laisser place à la Reine :

La Lune en croissant brillait d’argent

Et ses joues roses donnaient au ciel une teinte vermeille.

 

Glycide descendit de son perchoir et salua le cerf.

Elle glissa sur le lac comme sur une patinoire

Et sentit sur son corps l’air frais et pur

Que seul l’hiver accorde aux créatures de la nature.

 

La fée, ragaillardie, prit une grosse décision

Espérant qu’aucune fée à ce moment-là ne la voyait :

Elle prit son envol, direction le ciel

Afin de tenir compagnie à la Reine.

 

Devant tant d’audace, la Lune sourit

Et c’est avec grâce qu’elle l’accueillit.

Glycide devant la Lune s’accroupit

Et la contempla les lèvres closes.

 

La Lune lui confie qu’elle s’ennuyait aussi.

Alors, Glycide fit ce que chaque soir on lui demandait :

Elle conta une histoire

Une histoire pour divertir la Lune qui sur la nuit noire veillait.

@copyrightClementineFerry

Clones (0/5)

4 novembre, 2009 par faeries

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Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences, qui est réel, à qui peut-on faire confiance ? 

Clones est un film désastreux généreusement pompé sur des films comme I Robots, Bienvenue à Gattaca, Minority Report ou encore A.I, mais loin de les égaler (sachant que certains dans la liste ne sont déjà pas exceptionnels…); enfin bref vous l'aurez compris rien d'original.

Il est important de noter que ce film ne mérite pas l'appellation de film SF parce qu'à part les trois, quatre robots qui se promènent de temps en temps, il n'y a pas grand chose pour justifier la SF. On ne sait pas vraiment à quelle époque on est: une uchronie? Une anticipation? Très difficile à cerner. De plus, les nombreux moments d'action-explosions en tout genre à la Michael Bay n'ont rien à faire dans un film comme ça.

Le film n'aborde pas vraiment le thème du clonage sous un angle intéressant. On ne sait pas vraiment quel message l'auteur (et le réalisateur: c'est la même personne) a voulu faire passer. Rien à envier à un film comme Moon (qui sortira bientôt…) qui lui traite du sujet de façon profonde et réfléchi. Mais si le film était au moins divertissant, l'insignifiance totale du scénario pourrait être un peu éclipsée.

Bruce Willis est complètement ridicule. On a vraiment l'impression qu'il n'a rien d'autre à faire dans sa vie que de tourner alors il accepte n'importe quoi. Sa performance est loin d'être intelligente et remarquable. Il est mou et semble peu motivé par son rôle. Son personnage est torturé par la mort de son fils et sa femme se cache derrière son clone sexy, refusant de communiquer avec lui. La happy-end se ressent dès le début et la fin est donc totalement prévisible. Le clone de Greer, joué par Willis également, est un cliché des années 90 à lui tout seul.

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D'ailleurs tous les clones sont des clichés de clones: le film est un très “beau” prétexte pour montrer des filles siliconées, en mini-jupes et décolletés plongeants afin de soi-disant montrer comment les gens utilisent leur clones pour se créer une autre vie. Hum hum…

Le grand opposant au système est également un cliché: black au dreadlocks, mélange entre un gourou et Bob Marley.

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Il est le chef des rebelles qui ont refusé les clones à leur arrivée. Ils nous sont présentés comme des cultivateurs de la terre (genre paysans bios), habillés comme des fermiers et qui se battent à coup de bâtons et râteaux. Comme c'est pathétique!

Jonathan Mostow est un très grand réalisateur. Oui, oui, oui! Vous verrez une réalisation bas de gamme avec des plans moches comme tout, des mouvements de caméra à vous faire vomir tellement ils sont peu maîtrisés et une mise en scène faite, très certainement, avec les pieds. Vous allez voir, c'est MAGIQUE!

Un bon point cependant: la fin *attention spoilers* lorsque les clones sont débranchés et jonchent les rues des villes du monde entier. Mais cela reste une idée visuelle et non scénaristique. De plus, la dernière phrase (prononcée par un journaliste) m'a laissée très dubitative quant à sa signification qui me semble limite. Pour faire vite (et sans tout dévoiler), il est inquiet, car maintenant les humains vont devoir se débrouiller tous seuls, comme si ce n'était absolument pas possible d'avoir des relations d'humains à humains. Est-ce vraiment une vraie réflexion sur le clonage et ses possibles dégâts? Il me semble que non…

CONCLUSION

Clones est donc un film complètement vide et sans intérêt. Un mauvais film de “SF” qui n'a pas besoin d'être vu.